Les Plessis d'Argentré

Le 9 Février 1807, Victoire Alexandrine le Gonidec de Traissan (future héritière de Mezobran) épouse à Rennes Louis Joseph du Plessis d'Argentré.

Louis, fils de Pierre du Plessis d'Argentré, est né à Laval en 1787, mais l'enfant fut conduit au Château de Versailles, où son père, militaire, avait ses entrées, pour y être baptisé. Son parrain n'est autre que Monsieur, le frère du roi et futur Louis XVIII.

Lorsque la révolution éclate en 1789, Pierre refuse le nouvel ordre et décide d'émigrer. Il est l'un des généraux de l'armée de Condé qui essaiera de renverser la république, avec le soutien des puissances européennes. Tous ses biens en France sont confisqués. Sous l'Empire, il essaie de revenir, mais Napoléon le chasse et il doit se réfugier en Suisse. A la restauration, lorsque le parrain de son fils devient roi de France, il peut enfin rentrer, et tous ses biens lui sont restitués.

Cette famille est très riche. On lui doit très probablement la réfection des fermes aux alentours de Mezobran, entre le milieu et la fin du XIX siècle.

Rentré en France, Pierre vit au chateau du Rocher à Mezangers (53). Son fils Louis occupe le chateau d'Argentré du Plessis (35). Ils sont encore propriétaires d'autres châteaux entre Rennes et Laval. Ils embellissent ces demeures au cours du XIX Siècle. A voir ce qu'elles sont, on comprend leur richesse et qu'ils sont de grands bâtisseurs. Ils ont laissé auprès de leurs fermiers de Minihy (les convenants ont été abolis) le souvenir de propriétaires humains, qui consentaient des fermages favorables.

La maison d'habitation de Convenant Quellec contient une cheminée datée '1840'. Et la disposition des bâtiments ne correspond pas à celle du cadastre de 1835. Ce sont Louis et Victoire Plessis d'Argentré qui ont tout reconstruit à neuf à cette époque. Les documents retrouvés chez leur notaire de Tréguier montrent qu'ils ont mis fin au régime archaique des convenants. Après avoir indemnisé les convenanciers, ils ont construit une ferme nouvelle, moderne pour son époque. On remarque par ailleurs les similitudes de construction avec les fermes voisines(Seveon, Convenant Floc'h, Convenant Lamer, Pen Ar C'hra, convenant Jezequel, ...). Par cet investissement dans l'agriculture, en plein essort à cette époque, et les baux favorables accordés, ils améliorèrent le sort de leurs fermiers.

Louis et Victoire donnent en héritage leurs propriétés de Minihy à leur fils Charles né en 1821.

Charles du Plessis d'argentré épouse en 1857 Marie THOMAS du FOSSE de BOSMELET. Ils habitent chez Marie à Rouen.

De l'union de Charles et Marie naissent plusieurs enfants, dont Charlotte, à Rouen en 1877. C'est elle qui hérite des propriétés de Minihy, à la mort de sa mère en 1897.

Charlotte se marie en 1903 à Paul du Réau de la Gaignonnière. On entre dans le XX siècle.

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